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18-08-2007

DU  POINT  DE  VUE  CULTUREL : 

D’évidence, en tant que carrefour de rencontre et terre de brassage humain depuis la nuit des temps, la Commune de Rosso est incontestablement un espace aux cultures riches et variées. 

La commune de Rosso est connue par ses éminents érudits et sa haute culture islamique. C’est une réalité aussi bien chez les maures, par exemple chez les Oualad Deymane que chez les africains, par exemple chez les Ehl – lab – Santh devenu aujourd’hui les villages de Garack et de Toungène qui jusqu’ici conservent jalousement les traditions islamiques.

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Maître coranique à Garack
Pour l’histoire, l’école française n’a pu s’implanter au village de Garack qu’après le décès du chef de village à l’époque en la personne de feu Louma Fall. En effet, il avait juré que cette école ne s’installera pas au village tant qu’il est vivant. La commune a également produit parmi les plus grands cadis du pays. Cadi Boubacar Sy de Tékane qui exerçait ses fonctions à Rosso et Cadi Ahmed Tall (père du marabout Baba Tall qui joue aujourd’hui le même rôle) ainsi que Feu Mohamed Asta Fall de Garack pour ne citer que ceux-là. 

C’est un constat général. Presque la danse maure du Trarza est unique dans le pays. Chez la communauté africaine, vous avez diverses manifestations culturelles et artistiques. Le « Sâla yaye n’der », le « N’Daw – rabine », le « SIMBA » (jeu du faux lion), LAMBA (lutte traditionnelle Wolof et Poular) le « Kassang » durant la circoncision, les arts, etc. Vous avez aussi toute une riche culture des Peuhl animée par le « Riti » un instrument de musique captivant.    

La Commune de Rosso est aussi bien riche en chants traditionnels populaires plein de sens et de moralité chantés tantôt par les jeunes tantôt par les vieilles à l’occasion des cérémonies. Certains de ces chants constituent un profond message imagé. Ce qui explique la créativité et la technicité de ces populations. Un exemple parmi tant d’autres chanté par les femmes de Garack et Toungène: « Ron ba ca toolu baay Bala Yata Djiol, Jeeg buka gnaayul doo mandi ceep » (Le Rônier dans l’eau qui se trouve dans le champ du père Bala Yata Djiol, la femme qui ne le brave pas ne sera pas rassasié de riz). Un fort message pour déconseiller aux femmes la paresse.
   

Egalement, dans les catégories des divertissements culturels, on rencontre dans la commune beaucoup de variétés de jeux, de jouets et de sports. La course des chevaux, la course des pirogues et tant d’autres. La commune peut également et fièrement vanter ses richesses en contes, en proverbes, en devinettes et paroles de parabole  dont quelqu’un comme feu vieux Manthione Dieng de Tounguène fut as.

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Dernière mise à jour : ( 16-09-2007 )